Un peu de sciences sociales ? Niet !
Mardi de Pâques, je joue encore des castagnettes !
Je ne vais pas vous saouler non plus avec les « Boutineries »…
Tout simplement la « poésie » d’habiter en appart
A plein temps ou selon
Et bien, quel pied !
Selon les flèches, parce que en fait, il y a du jeu de piste là dedans,
Vous allez comprendre un peu de physique aussi,
Le sens des sons,
Ah mais il faut bien lire entre les flèches.
L’appartement, c’est le vôtre mais… un peu l’âme des Autres.
Leur vie à travers les murs, mieux, les plafonds
Commençons par le crac boom. Ça sera fait !
Non, je ne vais pas faire des pages sur le crac crac,
Il semble, selon les oreilles de tous,
Que ses murmures soient audibles de haut en bas
Ou de bas en haut, comme ça vous chante
Mais ça semble également jouir de <__> Ouf !
Ça peut devenir entraînant non ?
La douche, inévitablement, du 4ème à plus bas, tu captes
Si ton voisin a glissé sur le gel ou laissé le coude sur le mitigeur
Et va saler les charges communes de fin d’année.
Inévitablement, si tu es toi-même en train de te frotter le dos.
Et même, j’ajoute que quand le titi du bas chigne à se laisser shampooiner,
Et couaille plus fort que PAPA durant 10 mns,
Se créée un mouvement général en chaîne de montée d’adrénaline
Entraînant le titi frère à la contestation,
Amenant Mr Le Juge à hausser le ton, ferme et déterminé !
Alors, le plus drôle, quand tu sièges,
Un coup au cœur te pique quand, une chasse tirée avec puissance en haut,
Te fait pencher la tête de peur d’éviter tout ce qui passe par le conduit.
Mural..
Que mes voisins pissent dru, dans le trou, ou tâtonnent, ben ça s’entend !
La nuit, tu sais même si le papier se déroule ou si les feuilles se cassent la goule,
Ah sans problème, tu reconnais le pipi féminin ou le jet mâle.
Avec envie d’ajouter « y a pas photo » !
Les travaux ? Là ça devient complexe.
Si j’en crois les oreilles de l’assemblée,
les martelages vont de bas en haut, de haut en bas,
en long large et en travers !
Partouttttttttt ces fins de semaine.
Il y a un beau « Mais »
Regarde, je secoue la nappe par le balcon, maladroite,
Laisse une serviette de table tissu
Se vautrer sur les lauriers,
File la chercher, me dit, tiens, reste de la tarte aux pommes,
Vais partager avec
Les Parents de Mambo, qui,
Sont plus riches que moi en clopes ce soir là
Ça papote un peu, on refait le monde,
On se trouve lavettes dans un pays compressé
Comprendra qui voudra
On fixe la date à laquelle Monsieur Le Chat
Sera en résidence secondaire chez moi.
De ci de là, un piano chante, en bas,
Bach dans le calme paisible de la giboulée
Entre les airs de Albinoni un peu plus haut,
J’imagine ma voisine parisienne prenant le valeureux
Repos du même acabit que notre ami Comprendre..
Comprendra qui voudra aussi.
Une harmonie se crée, S. et O. rentrent de Normandie
Via un détour au Musée du Quai Branly
Avec leur adorable puce que tu connais,
Forcément, tu as partagé le champagne à l’arrivée de la poupée.
T’embrassent chaleureusement,
Forcément, tu as de la tarte aux pommes
Dans une assiette en carton,
Forcément, tu leur en offres aussi.
Pourquoi ? Ben tu sais, quand tu as des boutons de varicelle,
Ben qui va te faire les courses à l’hyper,
En sachant donc ce que tu consommes ?
Forcément, le papa du chat !
"Gaston" joue nous un peu du caisson !
Faut le temps pour ça, le temps des tâtonnements,
Savoir apprécier ses voisins,
Sauf quand on me vide la cave commune à la benne.
Grand coucou à vous, vouuuuasins
Dur dur ce matin ?
Et un dernier secret,
Savez vous où est placé le PC ?
Loin de tout bruit de lit, de pipi, de cris,
Juste au dessus du piano…
Qui là danse un adagio
Entre deux averses de neige,
Doux solfège.
Atmosphère-Anne 03 2008