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L' Excuse

  : Ajouté le 19/2/2009 à 00:34


L’Excuse

 

On connait le fameux  j’ Â« Accuse Â»

Mais qu’est-ce que l’Excuse ?

 

Non, je ne parle pas de la carte de Tarot !! !!

Celle là sert à se  défausser en gagnant des points,

Malin hein ?

 

En général, c’est «  excuse-moi Â»  qui me chatouille

Car en réalité, «  je te prie de bien vouloir m’excuser Â»â€¦

C’est ce que j’attendais.

 

Excuser

Mais de quoi ?

Nul n’est maître du monde.

Non tu n’es pas plus «  fort Â» que moi,

Je ne suis pas plus faible pour cela.

 

C’est assez facile,  je trouve, comme comportement léger :

On fait une bourde,  on s’en rend compte,

Ou on le fait exprès

Ou ça arrange,

En fin decompte…Tout compte fait !  Qui connait la vérité ?

 

Et juste après, pour se donner bonne conscience,

On s’excuse.

Oh non, tun’es pas ignorant,

Je dirais même pédant.

 

Nulle religion là n’entre en question,

Juste une question d’éducation,

Juste un comportement

Qui ne sert pas longtemps

A mener parle bout du nez

Les gens qu’on  n’a pas le temps d’apprécier.

 

Courage fuyons !!   ©Lysianne février 2009

 

Kantiens et Freudiens, commentez…..

 



 



Tags : Kant ou Freud

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De Vous à moi

  : Ajouté le 12/2/2009 à 22:09

 

J’ai perdu des espoirs, j’ai perdu des amis,

Certains se sont endormis près de ma cage à fourmis

D’autres n’ont pas survécu au temps où j’ai dormi

Telle une princesse des mille et une nuits.

 

La princesse n’a perdu ni l’espoir ni l’amour,

Elle les a découverts sous un autre jour,

Celui des partages réels dont fait don le ciel...

Mais j’ai perdu des Amis chers, pas si virtuels…

 

La peine s’en trouve bien plus grande quand on perd un ami

Auquel on a tout dit, de sa vie et de ses envies,

De ses garde- barrières teintées de goûts amers,

La peine décuple quand on perd un ou une amie.

 

Sacrifié sur le même autel

Que d’autres appellent leur vie « parallèle Â»,

Que veux- tu Ami !  Braves gens trouvent souvent piment,

Dans les comptes des manants même pas amants.

 

Puis il y a eu une perte chère, une réelle, de celle qui surprend

On se demande si c’était le bon moment,

Si jeune et dans les tourments, personne n’a vu son délabrement

S’installer comme cerisiers blancs au printemps.

 

J’ai pris du temps, effectivement,

Pour analyser ce qu’il y avait en mon dedans,

Me suis « mordue les dents Â»

D’avoir laissé échapper vers vous un peu trop de mes tourments.

 

Renouvelée, je ne sais,

Transformée, ça jamais !

Mais un peu amputée certainement

De quelques morceaux d’insouciance assurément,

 

C’était le temps d’avant…

Reprenons les mots, il est grand temps.

 

©Lysianne fév. 2009

 

Tags : Quand les Hommes vivront d amo

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Paulo Coelho - Pensées -

  : Ajouté le 30/7/2008 à 00:37

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A tout être humain ont été concédées deux qualités :

Le pouvoir et le don.

Le pouvoir conduit l’homme à la rencontre de son destin ;

Le don l’oblige à partager avec les autres

Ce qu’il a de meilleur en lui.

 

Paulo Coelho in « Comme le fleuve qui coule ».

 

∞◊ ∞

 

Ce qui noie quelqu’un, ce n’est pas le plongeon,

Mais le fait de rester sous l’eau.

 

∞◊ ∞

 

Tout le monde peut écrire ce qu’il veut,

Mais personne ne parvient à se souvenir

De choses qui n’ont jamais existé.

 

In « La cinquième montagne »

 

∞◊ ∞

Emotions  ci-dessous, pas toucheuuu svouplait,   ;-{)

 


 
atmos

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L' Idéal selon Jean Jaurès

  : Ajouté le 27/7/2008 à 13:40

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Qu'est-ce que l'Idéal ?

 

C'est l'épanouissement de l'âme humaine.

 

Qu'est-ce que l'âme humaine ?

 

C'est la plus haute fleur de la nature.

 

Jean Jaurès

 

Discours du 31 juillet 1888 à Albi 

 

 

 toile

 

www.marciomelo.com image 

 

 

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Le Coeur Populaire - J. Rictus

  : Ajouté le 14/7/2008 à 14:37

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DMPA
 
 
 

Le cœur populaire

 

I

 

Les soirs de mai, quand lÂ’ouvrier

 Sort de lÂ’usine ou de lÂ’atelier,

Libre et pas gai, sa journée faite,

 

Fourbu par le boulot du jour,

Généralement y rentre chez lui ;

Comme un carcan à l’écurie

Sans seulement retourner la tête.

 

Mais y a des soirs où il s’arrête

A regarder grouiller le faubourg

Et puis aussi aux alentours.

 

Quoiqu’il soir déjà tard, il fait encore clair

Et comme souvent, il y a eu une ondée,

Aussi tiède que des pleurs.

 

Les trottoirs mouillés

Reflètent le ciel et ses couleurs

Et les ruisseaux baladent du bleu.

 

Voila les frangins du travail

Qui rentrent tous comme du bétail

La gueule baissée, les pieds lourds.

 

Avec le potin de la rue

Fait des embarras dÂ’omnibus

Des claquements de fouets, des  roues de camion

Des engueulades des collignons.

 

Pis voila le bataillon des gonzesses,

Des frangins aussi du turbin,

Qui trottent vite en bavardant

En sÂ’gondolant, en chahutant.

 

Leurs groupes se croisent

Se heurtent, se pressent

Tricotant des fûts, tortillant des fesses

Dans lÂ’air amoureux du printemps.

 

Cependant qu’au ciel à nouveau bleu,

Après l’averse de tout à l’heure,

Au front du soir triste et sévère,

Une étoile encore solitaire,

Tremble comme une grosse larme

Qui serait sur le point de dégringoler

Sur tous les emmer*** de la Terre

 

 

II

 

Ce soir l’ouvrier est rêveur

Bien sur que ça ne lui arrive pas souvent

Car depuis 30 ans quÂ’il turbine,

Y lÂ’est devenu une vraie machine

 

C’est plus un être, c’est un rouage

Une mécanique, un automate,

Qui ce soir, nÂ’est pas plus nerveux quÂ’une tomate.

 

Il est quasiment abruti

Laminé, usé, aplati.

Et certes, y vit pas, y fonctionne

Et cÂ’est bien rare quÂ’il «  réflexion ne Â»

 

Mais ce soir, il est rêveur,

Ce bruit, ce mouvement de faubourg,

Ces ruisseaux bleus, ces trottoirs roses,

Cette chÂ’tite brise sur sa tronche en sueur,

N’Y sait pas pourquoi, … ça l’dispose

Et  ça lui grimpe au ciboulot.

 

NÂ’Y a pas, quÂ’il se dit en se gratouillant,

Y a pas dÂ’erreur, cÂ’est rigolo

La vie ce nÂ’est pas plus *** quÂ’autre chose

Seulement ça dépend de la saison.

 

C’est bath à voir ce p’tit clin d’œil

Le ciel, il est tout machinchouette

En fait, on dirait de la dentelle

Des femmes qui sont en «  maison Â».

 

Et le prolo, au coin de la rue

Boit la senteur du mois dÂ’mai

Y se rince l’œil, Y tette, Y respire

Ça lui fait tout doux partout dans la chair.

Depuis le nombril jusquÂ’aux tifs

CÂ’est un bonheur qui coute pas cher

Et qui est bien meilleur qu’l’apéritif

 

OuaisÂ…

Brusquement vient comme un gout

Qui sort des gargouilles des égouts

Ou qui arrive dit on de la banlieue

Tant pis, que voulez vous,

A Paris, les soirs de printemps,

Ça sent la M**** et le lilas.

 

L’ouvrier qui était déjà tout réjoui,

Et qui baillait aux hirondelles,

Du coup en a soupé vraiment :

Y bouche son nez et reprend sa route.

 

Y l’est pas long à arriver

A la caserne où est ce qu’on l’espère

Et après des tas d’escaliers

Le voila dans sa tôle au sixième.

 

Sa ménagère lui dit _ «  Bon Soir « ?

Il lui répond  _ «  soir, on boulotte « ?

Et le voila parti à s’asseoir

 

Y a un frichti que la table bancale

Et, par la tabatière ouverte,

Il rentre, avec la brise du soir

Ça sent la... chose et les lilas.

 

Où sont les mômes ? NÂ’Y sont pas là.

Y en a qui est à traîner quelque part,

Y en a un qui est au cours du soir,

Y en a un qui est au ballon,

A fait quelque sale coup, on ne sait pasÂ…

 

Pis une fille,

Une qui sÂ’est fait engrosser

Même qu’on ne causait que d’elle dans le quartier

L’a mise dehors à coups de savate

Elle, son gros bide, et son pÂ’tit gars.

Et depuis, plus de nouvellesÂ…

 

 

Devant ce foyer déserté,

Le travailleur se sent embêté.

Seulement, nÂ’y veut pas quÂ’on lui en cause

De ça pis d’un tas de choses.

 

Voila donc le moment de bouffer un peu

Il nÂ’a pas bien faim lÂ’ouvrier.

 

 

Sa Gigi fouille le plat et lui sert,

Une ratatouille de pommes de terre

Et tous deux sans sÂ’causer,

Mastiquent et lapent.

 

Ça sent la... zut et les lilas.

 

Les ombres noires envahissent le logement

LÂ’ouvrier sÂ’dit : «  sacré nom de  d***

Quoique je vais faire de ma soirée ?

 

Aller au bistrot boire un verre ?

Ou aller au café-concert ?

 

Y se redresse, y s’étire, l’a la flemme le gars.

« Autant sÂ’aller se plumer Â» quÂ’y se dit.

 

Sa femme y est déjà partie

Elle est dans la planque au fond

Sur leur pauvre galette de matelas

Montée sur pattes et qu’est un pieu

Même quÂ’on lÂ’entend  ronfler déjà

Pire quÂ’un volant ou quÂ’une turbine

 

Alors, lui aussi il y va.

 

L’ouvrier y jette sa bâche

Y dépiaute son culbutant

Et pis ses godillots à clous

Y garde sa liquette voila tout.

L’est quasiment comme le père Adam.

 

Ce nÂ’est pas vrai ce que le travail en a fait

Le voila tout usé

Les jointures ankylosées.

 

 

Plein de varices et de durillons,

Des balafres qui font de grands sillons,

A tout jamais il est atteint,

Dans sa noblesse et sa beauté.

 

 sur le net

 

Mais qu’est ce qu’il a à se dandiner

A sÂ’arrêter, à hésiter ?

Bien sûr qu’il s’apprête à s’pieuter,

Sans même seulement se rincer la gueule

Le reste, les mains les pieds !

 

A r Â‘garder sa Gigi qui pionce

Innocemment le nez dans le mur,

LÂ’ouvrier sÂ’dit quÂ’en remontant ce soir,

Comme ça tout le long du faubourg,

Outre la M**** et les lilas,

Ça sentait bien un peu l’Amour.

 

Y avait des tas de pÂ’tites jeunesses,

Des gigolettes,

Qui déculottent  des yeux les passants,

Et dont le regard vous tourne les sangs.

 

 

Y avait des nuques grasses et dodues,

Des p’tites bergères en camisoles,

Dans quoi tressautent des tétons

Qui devaient être beau là en dessous.

 

Y avait des pÂ’tits pieds, des pÂ’tites mains

Des corsages ouverts, de la chair nue.

 

LÂ’ouvrier y r Â‘pense à tout ça

On peut dire presque malgré lui

Car son épouse, elle est bien moche

 

La pauvre dondon à force de mioches

A vu ses trésors de beauté cavaler.

Aux nénés plutôt foutus,

Comme si mon dieu, sauf votre respect,

Elle les avait dégobillés

 

Ben dame pensez, le turbin,

La dèche, les soucis, le manque de soins,

Et puis toujours être outil d’ besoins,

Et pis toujours être une pondeuse...

 

Ça use aussi avant votre temps,

Ça vous dégrade le monument,

Ça vous ronge ça vous détruit,

Si jeune et si girondÂ’ soit-on,

Ça bouffe’ la joie et le désir,

 

Et lÂ’ plaisir... y nÂ’ fait pus plaisir !

 

Son homme, lui, y vit dans l’dégout.

Y a bien longtemps quÂ’il nÂ’y cause pus,

Juste de quoi y compter sa paie.

Et quant à la chose de l’affaire,

Lui aussi en a perdu l’goût.

 

Mais ce soir vraiment, nom de nom !

Y a quelque chose comme un retour,

Un regain qui le tracasse,

Et lui trotte par toute la carcasseÂ…

LÂ’printemps et lÂ’faubourg !

 

DÂ’abord y veut pas, y sÂ’raisonne ;

Pff dÂ’un coup, sans avertir ?

Comme ça, « rebrusquer Â» son ancienne

Qui est plutôt digne d’être respectée ?

 

Mais quoi, Y nÂ’ a quÂ’elle sous la main !

 

Faute dÂ’ortolan on bouffe des merles

Faute de brioche on se calle du pain !

 

Pis y a pas, v’là la sève qui monte,

La vie, elle gronde !

LÂ’Ouvrier, le bon compagnon,

S’ met à gémir... comme un entier.

 

Et vlan, Boum ! Le voila qui sÂ’abat

Sur ce pauvreÂ’ pieu, sur ce grabat

Où roupille, sans s’emballer

Sa démolie, sa désolée.

 

Laquelle effarée rouvre les yeux

Ayant lÂ’air de dire _ Â» cÂ’est tÂ’y qui a le feu ? Â»

 

Et, sans mamours préparatoires

Sans un bécot, sans rien d’gentil

Dans lÂ’tempsÂ… l’était plus poli !

 

Y sÂ’passe cÂ’se quÂ’y passeÂ…

 

Elle nÂ’y a vu que du feu

NÂ’a quasiment rien senti

Elle s’est prêtée, elle a subi.

 

Mais se dit que c’est sa façon,

Et faut y faire croire que cÂ’est bon.

 

Voila quÂ’elle lui fait un peu de chiquet

Chacun son genre de charité

 

Y dit rien, se relève, y tourne le dos

Sans une caresse, sans un pÂ’tit mot.

 

Y s’est calmé, y réfléchit

Y « réflectionne Â» sur ce quÂ’y vient dÂ’faire

 

Y sent que c’était encore une ânerie !

Trop tardÂ…

 

Comment couper à la misère ?

Bien sur que ce n’était pas l’moyen

D’empêcher les grèves, les guerres

Les chômages, les maladies….

 

Et cÂ’est à présent quÂ’y voit clair !

 

NÂ’y a donc pas assez dÂ’malheureux

Qui chinent et peinent sur cette terre ?

Vrai, en cÂ’ moment, sÂ’il le pourrait,

SÂ’y botterait lÂ’cul avec plaisir....

 

Mais cette nature

A ce soir été plus maline que lui

 

Alors, en songeant à tout ça,

Ses idées bouillonnent, son cœur se gonfle

Et son front ridé dans les mains

A tourner et retourner son malheur.

Tout à coup jaillit sa douleur

Sur sa pauvre gueule en deux ruisseaux.

 

Et le restant de la nuit là, y d’meure

Y pleure

Sur sa limace de travailleur

Sur sa pauvre liquette à carreaux

 

Original En Langue Populaire (1900-1913)

Traduit par mes «  soins Â» en français moyen


Paris
Eugène Rey. Libraire-éditeur
1914. Jehan Rictus

Le Cœur populaire

Photos : MINDEF/SGA/DMPA

 

MDPA

 

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