Mes cheveux dans le pif,
Les tifs me hérissent,
Lettre ouverte à toutes les coiffeuses
Les presque bonnes comme les moins meilleures !
Quand vous cesserez d’attacher vos chiens avec des saucisses,
Dans vos salons, on y reviendra sans supplice.
Pour un prix en or massif
Tu te rêvais jeune première de bal à tom
Et tu regrettes vite le décorum..
Quand vous prendrez soin de nous, sans un faux « plif »
Vous aurez mérité votre diplôme obtenu… sous sédatifs ?
Alors, on mèche trop, ça brille d’un blond lavasse,
Juste là où tu fais ta raie, la poisse.
On te colle « un produit gomina anti-colorant attachant » sur le front
Et vlan voila que tes cheveux blancs ne prennent pas le pont
Tu sais, les cinq six qui se baladent autour du rond,
Mais qui t’agressent, comme un harpon.
Ah tiens, aujourd’hui, on ne les coupe pas trop
Ça vous va mieux ces boucles sur le haut du dos
Ben tiens, comme ça elle reviendra bientôt !
Pardi, elle a raison, je suis déjà à mis caraco.
Et ça tombe, un peu dans le lavabo penché
Et si on faisait un soin anti- machin, osez ?
Nom d’un bigoudi,
Est-ce qu’une fois je serai bien servie ?
Pas que j’y courre tous les 4 jeudis,
Mais quelle cata depuis des mois.
Je rentre bien bruschée, mèches bien soulevées,
Aérée comme un petit pois
Qui sort de chez écossez-moi.
Mais aïe Maman
J’ai encore des cheveux blancs
De mèches larges, ce sont des pâtés,
Trop décolorées
Par rapport à une masse tignasse
Pas blondasse.
Bien évidemment, ce qui s’appelle mèches n’en est pas,
Quelle belle affaire, un balayage, tout au plus.
Une spatule genre tupperware
Ça te balaie le cheveu à la « be aware »
Quand tu reviens, poliment souffler réclamation,
Oui, c’est mon genre, nom de non.
« Ah vous aviez encore des cheveux blancs ?
Ah cette apprentie, ça fait plusieurs fois qu’elle me fait le coup »
Mais je ne comprends pas forcément,
C’est bien elle, la patronne, qui la dernière m’a peigné le caillou ?
Alors, on reprend presque tout,
On te badigeonne les mèches blondasses, pas mal, mais au jour
On dirait que tu as fait les faubourgs.
Ce cuivre s’en ira, forcément, avec le premier lavement
De ta tignasse avec l’eau de javellisant
De ton robinet, forcément.
Cette fois elle se foule, te fait des papillotes, t’as l’air rigolote
Mais bon sang, il faut repasser à la caisse,
Au cas où tu aurais pensé que les retouches, ça n’engraisse,
Mais pour tout ça, tu en es déjà au montant des concerts de Ronan
Qui te passera sous le nez, forcément,
Mais je n’ai pas donné le plus croustillant.
Ta coiffeuse soupire, mon dieu quelle semaine
Comme si on l’emmenait au bagne de Cayenne.
En te précisant que, en liquide, c’est mieux pour sa compta
Forcément, le paiement..
Tu files en ville, et dans le miroir de courtoisie tu vérifies
Et je te le donne en mille Émile, quand tu soulèves la mèche
Juste devant, il reste des dégâts, de la peinture en masse
Sur ton crâne qui chauffe, et je t’assure que là
T’as vraiment envie d’y retourner
Pour lui balancer ses gamelles et pinceaux dans les carreaux
Et lui dire, t’as vu ton sale boulot ?
La prochaine fois, je cherche un kit
C’est tellement plus pratique !
Suite et fin, pour me plaire, et oui, j’aime me plaire,
Et bien m’y suis reprise une dernière fois,
Pour qu’enfin je n’ai plus la tête d’une vieille fille de joie
« Moreno » a eu l’art et la manière
De me faire une tête à la Tina Turner
Lui m’a gagnée, même si ce fut cher payé !
Purée !
Félicitations au Papy Gavroche, Bienvenue à ti Thomas, Bisous à vous, soucis de connexion...
One of my Sons and me..