L’amour en cage,
En hiver, (Pour ne pas créer de confusion avec une œuvre de Boris Vian)
Physalis,
Al-Kâkang, Coqueret, Cerise d’hiver, Lanterne japonaise
Gonflé
à bloc comme l’alkékenge
Le cœur
huilé par tes mains si blanches
Brûle
sa flamme rouge-orange
Dans
les éboulis alcalins aux vaisseaux exsangues.
Son
sang n’a fait qu’un tour, vite l’habiller lors des beaux jours,
Parchemins
diaphanes ont délicatement fait le tour
De la
cage naissante et fragile des amours
Tortillée
en barbelés résilles d’une dentelle de Fribourg
La
pluie même à verse atteint peu souvent son âme
Dans sa
cage, la plante regarde les grandes dames
Exhiber
leurs chapeaux à la première goutte d’eau
Courber
l’échine sous de trop lourds fardeaux,
Sur
elle glissent les perles de pluie
De
surcroit, pour elle c’est l’embellie.
Comestible
et légère, ce qui la rend on ne peut plus fière,
Il
faudra doigts bien habiles pour de ton attache la défaire,
Une
Pénélope en somme, patiente à son Cher,
Qui
enferme son cœur dans le tien, sans que tu n’y voies guère...
Ou
guerre…© Lysianne Mars 2009
Cette toile ci-dessous
de Pierre Marcel me plait particulièrement,
Un
grand cœur, bien coloré
En son
sein, plusieurs amours bien au chaud
Puis
les frimas qui font leurs dégâts
Le houx
piquant déchirant la cage en bas résille.
Laisser
échapper les amours antérieures n’est-il pas douleur ?
Le houx
n’est pas que l’arbuste d’hiver, il est de toutes saisons, de tous âges
Est-ce
à l’automne de sa vie que l’on libère son cœur ?
Tous
ces amours encore en cage, vont pouvoir s’envoler
S’ouvrir
Renouveler
des cycles de vie,
Tout en
sachant que côté cœur, l’expérience des uns ne sert jamais aux autres.
Cette
dernière réflexion m’a été inspirée par un commentaire au sujet de cette toile.
www.lepommier.net