J’ai perdu des espoirs, j’ai perdu des amis, Certains se sont endormis près de ma cage à fourmis D’autres n’ont pas survécu au temps où j’ai dormi Telle une princesse des mille et une nuits. La princesse n’a perdu ni l’espoir ni l’amour, Elle les a découverts sous un autre jour, Celui des partages réels dont fait don le ciel... Mais j’ai perdu des Amis chers, pas si virtuels… La peine s’en trouve bien plus grande quand on perd un ami Auquel on a tout dit, de sa vie et de ses envies, De ses garde- barrières teintées de goûts amers, La peine décuple quand on perd un ou une amie. Sacrifié sur le même autel Que d’autres appellent leur vie « parallèle », Que veux- tu Ami ! Braves gens trouvent souvent piment, Dans les comptes des manants même pas amants. Puis il y a eu une perte chère, une réelle, de celle qui surprend On se demande si c’était le bon moment, Si jeune et dans les tourments, personne n’a vu son délabrement S’installer comme cerisiers blancs au printemps. J’ai pris du temps, effectivement, Pour analyser ce qu’il y avait en mon dedans, Me suis « mordue les dents » D’avoir laissé échapper vers vous un peu trop de mes tourments. Renouvelée, je ne sais, Transformée, ça jamais ! Mais un peu amputée certainement De quelques morceaux d’insouciance assurément, C’était le temps d’avant… Reprenons les mots, il est grand temps. ©Lysianne fév. 2009 |