Tu es quelque part

Tu es quelque part, Frère,
Mon frère, et tu erres
Tu es quelque part
Dans les sphères
Je voudrais tant t’entrevoir.
En cet avril comme tous les ans,
Que ces jours me semblent rageants.
Tu es quelque part mon Frère,
A reposer sous la terre,
Ton âme, j’aimerais tant entrevoir…
En ces jours d’avril où la saison pleure
Pourquoi t’a-t-il emporté
Le vent glacial de la mort
Qui n’as pas manqué sa bourrasque ?
Je n’aime pas le temps qu’il fait dehors.
Tu es quelque part, noué à moi
Lié, soudé, sculpté, entrelacé.
Pudique dans ton combat,
Trop rapide fut le trépas.
Je vis toute et par, liée à toi.
Tu es quelque part, mon Frère
Pardonne moi si je n’ai pu déposer
Sur ton front embaumé, un dernier baiser,
Ça ne te ressemblait tellement pas,
De partir sans me prendre dans tes bras.
Alors, parfois je t’entends tout bas,
Me murmurer « Je suis quelque part »
Où rien n’est cafard, rien n’est blafard.
Et je te réponds tout aussi bas que toi :
« Tu es quelque part, s’il te plait, parfois, aide-moi »
« Aide-moi à aimer ce que l’on devient,
Quand la porte claque derrière les siens »
Lysianne - avril 2008