Coucou Mamoursphére, comme toi j'aime écrire, j'aime la magie des mots,
Mais j'aime aussi être lu
Partie de ce texte retirée, elle appartient Ã
Une personne qui a un talent fou,
Sujet fermé
Merci Gavroche, Lettre à Toi,

Gavroche, qui pourrait comprendre mieux que toi,
Ce sur quoi glisse mon crayon
Quand lÂ’encrier nÂ’est pas sec..
Il nÂ’y a, pour le moment, que lui qui le soitÂ…
L’âme est intacte, j’ai pensé hier à ce Saint Blaise,
Et dans les méandres de mon esprit,
J’aurais pu laisser glisser à l’aise
La mémoire intacte sur un papier gris.
De ces grains de blé présentés pour protéger la nouvelle récolte,
De cette croyance en une nouvelle semence,
De la farine de notre moulin,
Afin quÂ’elle ne rencontre aucun charognard de papillon
S’abandonner sur un papier n’est jamais chose aisée,
Car comme tu le décris si bien
C’est une partie de nous mise à nu,
Et quand la pudeur qui est mienne
Trouve lecteurs qui se déchaînent,
Alors, l’envie de mettre doublures et cache cœur
N’est rien par rapport à mon chagrin.
La coquille se referme,
La vérité si aisée à laisser le ruisseau couler,
Ne sera sans doute jamais partagée comme par le passé.
Car c’est une partie de mon être
Lacérée non par le fil du ruisseau,
Ce qui aurait encore été beau,
Mais dans la chair, Ã vif
Par des paroles dÂ’un ton si incisif
Venues dÂ’un peu partout
Au même moment, trop d’assaillants..
Tu me comprends ?
Sans doute ai-je trop livré de moi
Et de ce qui est ma vie,
Mes envies, mes couleurs, mes ardeurs,
Mes douleurs, mes victoires, mes désespoirs
Clairs comme lÂ’eau des ruisseaux de mon enfance,
Pour qui connaît ce que j’ai dans la peau…
Seul le temps, doucement fait son œuvre,
SÂ’insinue dans les plus petites failles
Et recolle la mousse verte entre les rocailles
JÂ’attends lÂ’heure
Non encore fixée
De mes retrouvailles
Avec un public aussi clair que celle que je re-suis...
Je vous rassure au mieux
De ce que, Ã cette heure, j'ai envie de confier.
Atmosphere-Anne qui t'embrasse fort, Gavroche..
